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jeudi 22 juin 2017

Après une année...


Voilà 6 mois que nous n'avons plus rien écrit sur le blog, et en même temps cela va bientôt faire une année que nous vivons dans notre petite maison. 4 saisons sont donc passées.
L'hiver s'est déroulé avec une facilité déroutante dans ce petit espace pour 4, toujours plus connectés au rythme naturel : couchés plus tôt, levés plus tard, et jouer dehors bien emmitouflés...
Au printemps nous étions ravis de pouvoir aller dehors plus facilement (pas toujours évident d'imposer à un enfant de mettre 4 épaisseurs pour sortir) et là que dire de ce temps de canicule... C'est justement parce qu'il fait si chaud que nous nous réfugions à l'intérieur et pouvons nous offrir le temps d'écrire cet article !

Nous avions envie, dans cet article, de pousser quelques réflexions autour de la vie que nous menons, "vie avec moins", vie qui nous apporte tant de satisfaction au quotidien...

Le choix d'être pauvre 
C'est malheureusement pour beaucoup de monde un concept très compliqué à comprendre. Je pense finalement que face à notre manière de vivre beaucoup de gens se disent "c'est chouette, avec leur peu de moyens ils ont trouvé un concept qui leur convient", alors qu'en réalité c'est tout l'inverse !
Nous avons trouvé un concept qui nous offre le luxe de vivre avec peu de moyens, vous suivez ?
Nous l'avons déjà évoqué sur ce blog mais la course au toujours plus ne nous convient pas du tout, on est même plutôt excités par le défi d'en avoir toujours moins, parce qu'on réalise comme ça allège l'esprit et ça nous recentre sur l'essentiel.
L'essentiel pour nous c'est notre petite famille, la vraie disponibilité que l'on s'offre les uns aux autres et la sérénité qui émane de notre petit cocon débarrassé de toute source de stress !

Donc concrètement on vit comment ? 
Ce qui rentre tous les mois : 

  • un salaire rogné par l'arrêt maladie (on vous explique ça plus bas pour ceux qui ne sont pas au courant) = 1000€ plus ou moins
  • un congés parental = 392,09€ (on en parle ici du ridicule de ce montant et du fait qu'en France on est plus aidés en plaçant ses enfants chez la nounou qu'en décidant de s'en occuper soi-même...?)
  • Les aides CAF pour les enfants = 360€

Ce qui sort tous les mois : 

  • l'emprunt à rembourser = 230€
  • l'abonnement de notre unique téléphone portable non connecté = 2€
  • L'abonnement internet = 34€
  • l'essence pour la voiture = environ 40€ par mois grâce à nos bonnes résolutions détaillées plus bas
  • l'abonnement minibus = 11€
  • l'électricité = difficile à dire car très variable selon les saisons (si on utilise le chauffage ou le sèche linge) mais en moyenne 70€ 
  • le gaz (une bouteille pour 3 mois) = 8€
  • le budget alimentation = 400€
  • Ensuite comme tout le monde nous avons de temps en temps des suppléments bonus qui tombent : l'assurance maison, l'assurance auto, les impôts fonciers, locaux, la facture d'eau, des taxes dont tu découvres l'existence en même temps que la facture (taxe sur les wateringues...)
  • Nous avons fait le choix de vivre sans mutuelle mais de mettre sur un compte différent 40€ par mois en cas de pépin de santé... C'est un choix que nous avons fait après mûre réflexion et de nombreux calculs car nous sommes très rarement malades, que la sécu prend en charge la plupart des choses importantes, et on s'est dit que si au moins l'argent ne sert à rien, il reste à nous et pourra financer autre chose plutôt que le nouveau yacht du directeur de l'AG2R... 
  • Notre budget de chocolat à la chocolaterie : 80€

Bon je ne parle pas des verres consommés au café des familles de Saint-Omer, ni des achats plaisir en tous genres (dernièrement des sacoches pour nos vélos), ou des billets de train pour aller ici ou là, mais voilà vous voyez comme l'équilibre se fait plutôt facilement.

Sans mentir, nous finissons le mois avec toujours au moins 400€ ce qui nous permet de temps en temps de faire un virement épargne pour les enfants.

Nous n'avons pas du tout l'impression de nous serrer la ceinture (cf le budget chocolat dans le détail plus haut) mais nous ne courrons pas non plus après des choses hors de prix (le dernier iphone17, la tablette supertop,...), les enfants nous coutent peu (car on utilise des couches lavables, ils sont allaités tous les deux, leurs vêtements sont uniquement achetés d'occasion en brocante et je couds le reste, nous n'avons pas de mode de garde car nous sommes disponibles pour eux et enfin, nous n'achetons aucun jeu : ils s'en font offrir bien suffisamment et pour nous rien ne vaut de jouer avec des vraies choses de la vraie vie), on n'achète plus de livres ni de Cds (on a un abonnement à la bibliothèque) et nos vêtements à nous sont aussi achetés en friperies ou cousus maison. 
Il reste le budget travaux, notamment pour la buanderie que nous souhaitons refaire, mais heureusement nous avons encore une petite somme de côté suite à la construction de la maison et à la petite épargne que nous constituons chaque mois... Et puis on a envie de faire beaucoup plus de récup' cette fois-ci.

Exemple d'activités à la maison










Cette manière de vivre nous offre un temps libre énorme les uns pour les autres. On a un peu l'impression d'être les rois du pétrole en vivant comme ça, souvent on se demande pourquoi si peu de personnes sautent le pas de la vie avec moins, surtout quand on voit autour de nous tant de gens happés par leur travail, sans grande satisfaction, perdus dans l'engrenage du prêt à rembourser avec comme seule lumière au bout du tunnel les 3 semaines de vacances à Saint-Jean-de-Luz.
Mais on sait comme il est difficile de remonter le torrent dans le sens inverse du courant, et de l'assumer haut et fort !

Tenez, pas plus tard que ce matin, je reçois un coup de fil d'une dame du trésor public qui s'interroge suite à notre déclaration d'impôts :
- "C'est étrange à votre adresse moi je n'ai qu'un petit chalet de déclaré...
-  Oui c'est bien ça nous vivons dans un chalet.
-  Oui mais moi je ne vois qu'un chalet de seulement 20m2...
-  Oui il fait 20m2 (bon là déjà on est d'accord qu'il faut assumer le concept à fond pour ne pas être prise pour la folle du village, donc t'expliques que c'est une tiny house pour mettre un nom anglais dessus qui donne du crédit ... Et c'est là qu'arrive le coup de maître :)
- Mais attendez, vous avez bien 2 enfants à charge ?"

On a aussi eu une fois un livreur qui nous a demandé, devant la porte d'entrée, où était la maison pour décharger le colis ! Ahah, celle là c'est la meilleure qu'on ait eue.


La vie sans voiture mais avec des vélos
 
Donc dans la lignée de toutes ces réflexions évidemment nous avons mis la voiture en question... 
Déjà ça pollue une voiture, et puis ça coûte un bras en réparations en tous genres (surtout qu'on n'y connait rien du tout...), et puis l'assurance, et puis l'essence... Donc c'est une aliénation matérielle qui engendre du stress (aaaah comment on va payer la réparation à 900€ qui nous tombe dessus ?), donc non...
Alors on (enfin comme d'hab d'abord surtout Alex et moi j'ai suivi) s'est demandé si on ne pouvait pas diminuer nos trajets en voiture... Il se trouve qu'on a un arrêt de minibus quasiment devant la maison qui nous amène sur simple demande à Saint-Omer,  dans nos lieux clés à savoir : le café des familles de la rue Carnot, le centre ville pour la bibliothèque et la chocolaterie, et la biocoop.
Il suffit de prendre l'habitude de prévoir ces déplacements pour réserver sa place dans le bus, c'est chose faite maintenant et nous l'empruntons une à deux fois par semaine.

Et puis il y a les vélos, le début d'une nouvelle histoire d'amour... On a récupéré une carriole d'occasion pour les enfants, que l'on a aménagée pour que Léon puisse y être bien à l'aise, et c'est super car les enfants adorent tous les 2 y être. Le vélo c'est toute une philosophie de vie pour se déplacer : prendre le temps ! (enfin nous on voit les choses comme ça) et ça tombe bien puisque du temps on en a à la pelle. C'est tellement génial de prévoir des petites virées à vélo, de devoir finalement s'arrêter pour une tétée et découvrir un coin qu'on n'aurait jamais vu sinon...
Du coup on a acheté du matos : des sacoches, une tente 4 places super légère, des matelas de sol, et cet été on part à l'aventure ! Moi qui suis si peu sportive je ne me serais jamais crue capable de ça mais en fait j'adore, c'est carrément addictif le vélo et de se sentir indépendant des énergies cracra pour se déplacer... Le week-end prochain on part à la mer : 2 jours pour y aller (parce qu'on ne veut pas se presser), 2 jours sur place et 2 jours pour revenir... Et puis petit à petit on aimerait tenter d'aller de plus en plus loin. On teste tout ça.

Le vélo c'est encore mieux que le minibus parce que ça nous laisse une liberté totale alors que le bus nous force à respecter des horaires.. Mais quand on doit trimballer les courses ou qu'il pleut, ça devient moins gênant de devoir se plier à cette petite condition... :)

Les enfants
Comme nous l'évoquions au dessus, les enfants ne sont pas gardés (Ernest va de temps en temps passer un peu de temps avec papy et mamie mais ça reste très rare !). Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds (sur les conseils d'une amie) "Je suis à la tête d'une petite entreprise familiale". J'adore ce concept. 



Être à 100% avec les enfants c'est très intense dans les hauts comme dans les bas, on vit des moments de grâce absolus, comme des moments où on a envie de s'enfuir en courant. On connait nos enfants par cœur et vice-versa, on fait de notre mieux pour les accompagner dans leurs frustrations, dans leurs découvertes, dans leurs apprentissages et franchement on ne laisserait notre place à personne. Même si certains soirs on se couche épuisés, certaines journées on rêverait d'une heure de temps libre, d'un peu plus de désinvolture et d'insouciance : nous sommes une meute ! 



On est convaincus de faire les meilleurs choix possibles pour nos enfants en leur transmettant nos valeurs de respect de la vie (humaine, animale et végétale), notre bienveillance à toute épreuve, en créant des rapports sans hiérarchie, ni lutte de pouvoir,  juste dans une volonté de trouver la bonne place pour chacun, sans notion d'obéissance mais simplement de faire les choses en toute conscience des conséquences. Cela veut dire se connecter vraiment à l'autre, prendre le temps de ressentir et de comprendre ce qu'on ressent. Pour nous ça n'a pas de valeur de demander à un enfant de s'excuser parce qu'il a tapé ou mordu ou tiré... Ou lui faire dire s'il te plait et merci à tout bout de champ, c'est un mot appris par cœur, une forme de dressage n'ayons pas peur des mots... Tout comme lui faire mettre la table en échange d'une part de gâteau ou pire sous la menace d'une punition s'il ne le fait pas... A quoi bon ? 

Ça prend du temps et une vraie implication de faire comprendre à un enfant que ces actes ont des conséquences sur les autres, que participer à un meilleur vivre-ensemble peut être source d'un satisfaction simple et c'est un autre chemin...



Dernièrement nous avons visité l'école du village et nos craintes se sont malheureusement révélées fondées... Pas de gestion de conflits (2 enfants veulent le même jeu ? Et bien on le confisque...), pas de place pour la découverte autonome (c'est l'heure de l'atelier dessin, tout le monde doit avoir envie de dessiner maintenant), une pauvreté ahurissante dans les activités proposées aux enfants, pas de place pour l'individualité puisque les institutrices sont débordées par des effectifs énormes. 

On n'a pas trouvé ça horrible, on a juste vu à quel point notre enfant (en l’occurrence Ernest) allait devoir apprendre à rentrer dans le rang, à se fondre dans la masse, avec pour objectif premier d'être capable de rester assis plusieurs heures d'affilée d'ici à son entrée en CP... Alors franchement non. 

On a l'impression qu'ils passeraient à côté de tellement de potentiels de notre enfant, lui qui sait déjà se servir d'une perceuse, si débrouillard et avide de comprendre le monde qui l'entoure (comme tellement d'autres), le cantonner à jouer avec une dinette en plastique et faire la récré dans une cour bétonnée...  Et puis se comparer aux autres, la compétition, pointer l'erreur plutôt que le cheminement... Ça ne nous plait pas du tout. 



De ce fait nous pensons de plus en plus à faire l'école à la maison. C'était déjà quelque part dans notre tête mais là ça devient de plus en plus réel, je pense qu'il y aura d'autres articles sur le sujet.

En tous cas à la question que nous entendons tout le temps "mais il ne verra pas d'autres enfants alors ?" j'ai envie de répondre plusieurs choses : 

- déjà évidemment nous avons envie qu'ils voient d'autres enfants mais des enfants qui partagent ces valeurs fortes de bienveillance et de respect que nous leur inculquons et pas la baston à la récré et la compét. Je ne dis pas qu'il faille se couper du monde mais je sais que je me lie d'amitié avec des gens qui me respectent et sont ouverts à ma différence, alors je souhaite la même chose pour mes enfants pour des relations vraies et profondes.

- on voit plein d'enfants et d'adultes aussi, notamment au café des familles (j'ai dit quelque part à quel point ce café est génial ?)

- à l'école les enfants sont parqués avec uniquement des enfants de leur âge et honnêtement je vois bien avec Ernest comme il s'ennuie avec des enfants de son âge, il préfère tellement montrer des choses à un plus petit ou apprendre d'un plus grand, c'est cette diversité là qu'on recherche. 



Nous faisons partie d'un petit groupe de parents sur Saint-Omer qui se pose la question d'une école différente, on verra où nous mènera ce projet... En tous cas l'école du village c'est niète. 



Ah oui et à ceux qui disent "bah oui mais la vie c'est pas facile, il faut qu'ils le découvrent par eux-même." là je ne réponds même pas :)




Le jardin 
Le jardin est évidemment source de réflexions en tous genres...
Nous avons eu une année entière à observer les coins et les recoins de notre terrain, les interactions avec les animaux, la course du soleil, les précipitations, les remontées d'eau, il y a de quoi faire ! 



Des fèves !

Des parcelles devant le châlet... petit pois, myrtilles et brocolis

THE portique d'Ernest, et des patates/maïs/haricot/cornichon palissé

Des patates dans des cagettes et hop du foin dessus. Derrière le tipi de haricots grimpant

 

En créant les parcelles de jardin et en grelinant (anciennement en bêchant mais sans le mal de dos !) Alex a découvert qu'à certains endroits du terrain, à 20cm en dessous du sol, il y avait une belle couche de béton qui avait été coulée, d'anciennes allées menant aux bâtiments.

Point de carottes ne pousseront dans une terre bloquée, et les échanges entre couche profonde et couches superficielles sont donc nulles, sans parler du ruissellement de l'eau ! Aucune chance de s'infiltrer. Pas le choix : il faut casser à la pioche, en chantant un bon vieux blues.

Nous devons aussi faire avec les anciennes pratiques des voisins qui utilisent le désherbant tout autour de leur terrain pour faire barrage aux mauvaises herbes. Un peu comme le nuage atomique de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière de l'Alsace, voyez le genre. 

Tout ça nous pose des questions sur ce que l'homme inflige à son environnement sous prétexte d'esthétique / de rendement / ou par simple méconnaissance... C'est aussi ce qu'on se dit quand ça sent l'allume-barbecue à 200 mètres, cette odeur d'alcool à brûler très caractéristique sur laquelle on vient ensuite griller ses merguez, sans même réfléchir au fait que ça puisse migrer dans ce qui est mangé.

Nous avons une belle population d'oiseaux, qui sont un régal pour les yeux et les oreilles... et qui se font un régal de nos fraises et petit fruits. 

Mais nous ne voulons pas entrer dans la gueguerre humain VS oiseaux en mettant des filets, qui en plus sont très disgracieux et faits en plastoque tressé. 
Alors la résolution est prise : Planter ENCORE PLUS de fruits, et surtout, planter des fruits rouges pas rouges, ou peu rouges ! Des framboises jaunes et blanches, des fraises blanches, des myrtilles roses, des groseilles blanches ou roses. Il y a déjà de quoi faire, car il existe tellement de variétés ! 

Il faut se rendre à l'évidence, cultiver prend du temps. Entretenir un terrain prend du temps. Et nous le temps on préfère le consacrer aux enfants, du coup certaines zones (environ 80% du terrain) sont laissées en friche,  au bon vouloir et inspiration de Dame Nature.
Et il faut dire qu'elle en a dans le ciboulo. On aurait même pas pensé qu'elle ferait pousser autant de trucs dans des recoins inaccessibles. C'est une vraie claque d'aménagement du territoire qu'on se prend quand on constate les différentes variétés de plantes qui se juxtaposent et cohabitent ensemble, dans un rendement supérieur à 100% largement...


Devant la maison, ail, carottes, coriandre, fèves, physalis...

Côtes de blette, rutabaga, oignons etc.

Des tomates devant la maison, avec des courges et des aromates, pour la proximité avec la cuisine.

Du blé vieux de 200 ans !

Un hortensia envahi par les ronces. Oh !! (on n'aime pas trop les hortensias, mais on adore les mûres...)

On se rend compte aussi que le soleil n'est pas autant indispensable aux plantes que cela. Le manque de lumière l'est davantage. Autrement dit, nos fraises derrière le chalet ne reçoivent quasi jamais de soleil directement, par contre le ciel au dessus d'elles est dégagé, donc elles arrivent à synthétiser leurs nutriments rien que par la lumière du ciel, et les fraises sont grosses et rouges, et mangées par les merles qui se régalent et qui... disséminent encore plus de fraisiers dans le terrain.
Eh oui les oiseaux sont jardiniers aussi !


Considérant tous les petits aléas, on se rend compte qu'on ne plante jamais assez de choses... Surtout si on se base sur l'épi-génétique !


L'épi-génétique expliquée aux nul.les : 

Un plant de tomate rabougri transmet son expérience à ses trois petites tomates cerises, uniques fruits de la saison : 
Mes enfants, ici le patron il est assez dur, il ne nous donne pas à boire, il passe devant nous sans rien nous donner, alors si vous voulez survivre, il va falloir faire des feuilles et des racines les mecs. C'est pas la peine d'espérer une goutte d'eau en surface, il va falloir puiser et puiser et puiser en profondeur, c'est la seule manière pour vous de subsister. Mettez le paquet dans vos racines. Cette année il a fait froid l'hiver, et chaud cet été voilà ce que je peux vous dire...

Voilà ce que va transmettre génétiquement parlant le plant de tomates à ses graines, qui, ainsi de suite et d'années en années si on conserve les graines à chaque saison, vont développer une capacité d'adaptation au terrain et aux conditions climatiques.  
Donc en gros les premières années, il ne faut pas espérer cueillir grand chose, mais c'est pour la très bonne cause ! 
 
Les tomates sont bien abritées

La nourriture au pas de la porte



Et les projets ?

Ce que nous n'avons pas encore dit ici c'est qu'Alex a de gros problèmes de dos depuis le mois de juin 2016. Après pas mal de recherches, un diagnostique a été posé en septembre dernier : il a une maladie chronique appelée la spondylarthrite ankylosante. On vous laisse la liberté de faire vos petites recherches google pour en savoir plus, en gros c'est une maladie inflammatoire qui provoque d'énormes crises de dos et une sensation de fourmillements / paralysie du dos quand on reste trop longtemps dans une position, donc chaque nuit !
Très vite il a du se mettre en arrêt maladie pour incapacité à continuer d'exercer son travail (épuisé des nuits blanches et pas le droit de porter des charges lourdes). Le seul traitement qui existe pour cette maladie est tout simplement de se shooter aux anti-inflammatoires pour éviter les crises qui crispent le dos et finissent par ossifier les ligaments.
Mais il y a aussi et toujours la voie alimentaire... Parce qu'il en avait déjà entendu parler, Alex a décidé de commencer un régime strict sans gluten et sans lactose, nous sommes donc devenus vegan par la force des choses, c'est quelque chose que nous pensions atteindre un jour mais là ça nous a fait accélérer les choses !
En 2 mois de temps, les crises ont quasiment disparu, c'est incroyable, sans aucun médicament. Évidemment la maladie est toujours là, il ne doit toujours pas porter de charges et il ressent une petit gêne quasi tout le temps, surtout lorsqu'il fait humide.

Donc en étant vegan et en mangeant sans gluten nous nous sommes véritablement aperçu que c'est impossible pour nous d'aller manger au resto avec des amis dans notre coin... Et comme on est persuadés que rien n'arrive par hasard sans la vie, on a vu cette maladie comme un prétexte pour se lancer et ouvrir notre propre resto : un bouiboui végéta*ien, une cuisine sans chichis inspirée des cuisines du monde entier. Ça nous rend tout foufous de l'imaginer !

Essai de pain sans gluten concluant


C'est un projet à moyen terme parce que pour l'instant les enfants sont notre réelle priorité.
On se fait un peu la main en proposant nos services ici et là, et notamment une fois par mois nous cuisinons dans ce café des familles : le ô parent'aise, rue Carnot à Saint-Omer, c'est le jeudi veggie et c'est vraiment cool, venez nous voir si vous êtes dans le coisn !

Au fait, on a déjà trouvé le nom du resto, ce sera le ouah dahi.  expression inventée par Ernest et qui signifie "trop super génial méga cool". La preuve :




samedi 10 décembre 2016

Dans mon jardin d'hiver

Cette fois, c'est le jardinier qui prend les commandes du blog ! Un petit tour par l'extérieur pour vous présenter comment nous concevons l'espace comme étant nourricier en tout point.
En effet le but est que la moindre parcelle libre puisse nous nourrir en aliment, ou nourrir les insectes pour les attirer vers notre jardin et ainsi butiner nos légumes, ou bien pour nourrir les yeux ou le nez. En gros des fleurs qui sentent bon, ça fait toujours du bien au moral.
Sinon on réfléchit aussi à l'utilité matérielle des plantes. Le fusain par exemple peut donner des bâtons de fusain pour le dessin. Le noisetier en plus des noisettes donne du bois souple pour tresser le tour des parcelles. Certaines plantes servent à teindre les tissus, etc.

On va y aller petit à petit, je vais vous décrire comment on a découpé notre terrain en zones.

Zone 1 : La maison et sa cour : le jardin d'aromates / le potager de tous les jours


Au fond, parmi la haie dégarnie, nous avons planté 4 figuiers de variétés différentes, qui reçoivent pile poil le soleil qu'il faut pour donner de bonnes figues (en théorie évidemment) la lubie de grossesse de Raph !
Ici juste devant la maison un parterre d'aromates, pour cueillir juste ce dont on a besoin pour la cuisine quand l'envie nous en prend. Donc thym, romarin, thym orange, estragon, persil frisé, plat et japonais, coriandre, aneth, et tout ce qu'on peut semer de frais à couper, comme des mescluns de salade, moutardes à couper, etc. etc.

de la mâche et des épinards pour cet hiver, l'ail d'hiver planté à l'automne

Nota Bene pour moi et pour tout le monde : on sème toujours trop peu de trucs. Je me retrouve toujours avec 6 pieds d'épinards en bonne forme et une douzaine qui font triste mine, et en général, ça se vérifie pour tous les autres légumes... Alors, il faut prévoir une bonne quantité !



Donc on est toujours devant la maison, de l'autre côté, face à la voiture, et ici je vais grapiller un peu sur les cailloux pour créer de nouvelles parcelles de potager. Cette immensité de cailloux pour le parking me donne froid dans le dos : quel manque à cultiver !
Contre le grillage nous avons mis des haies à baies comestibles que nous ne connaissons pas, comme le goyavier du chili, le myrte rouge, deux arbousiers, un amélanchier, un goumi du Japon.

A côté de la voiture deux vignes, une à raisin blanc "Perdin" et une à raisin rouge "Muscat bleu", que l'on fera grimper sur une pergola en angle.

Pied de vigne tout jeune planté dans les cailloux
Ce sont des variétés sélectionnées par l'institut national de recherche agronomique pour leur résistance aux maladies et pour leur précocité. Au nord de la Loire, impossible de penser au muscat de Hambourg ou au Chasselas, ils mettent bien trop de temps à mûrir. Mais c'est pas grave, il y a d'autres variétés adaptées à chez nous, et qui valent le détour ! En général quand je cherche des plantes adaptées à notre climat alors que je sais qu'ils se plaisent plus au sud, je regarde sur des sites belges, ils savent aussi bien jardiner que nous après tout, et ils ont le même climat... Ils sont de bons conseils.

Derrière la voiture, au pied des thuyas, on a mis des framboises arctiques. Ce sont des framboises qui se développent en rampant et qui ne sont pas plus hautes que des fraisiers ! Elles poussent naturellement au nord des pays scandinaves, et résistent donc à plus de -25°C à l'aise.

Ici sur une parcelle devant, des fèves qui s'endurcissent pendant tout l'hiver.

Goyavier du Chili, c'est marqué sur l'étiquette !

 Zone 2 : La terrasse de derrière, l'espace "chalet"



Sur la gauche, des parcelles potagères avec cette année des carottes, des poireaux et des haricots verts semés à la va-vite début juillet.
Il y a aussi du blé ancien semé en juin dernier dans du trèfle, selon la méthode "Bonfils-Fukuoka". Cette méthode, qui consiste à semer 4 mois avant la date normale le blé, permet à la plante de s'enraciner plus profondément et de "taller" beaucoup plus. "Taller", ça veut dire, faire une grosse touffe. Et de cette grosse touffe jaillira beaucoup d'épis de blé, quand un blé "normal" ne donnera en général que deux ou trois épis. Du coup, on sème bien plus espacé, de l'ordre de 60x60cm entre chaque grain, ce qui est énorme par rapport aux champs, où c'est en général 5cm.
En gros cette technique permet logiquement un plus grand rendement par rapport au nombre de graines semées, ce qui moi m'arrange bien parce que j'en ai une quantité très limitée !


5 myrtilliers font fièrement face au chalet. Il s'agit de 5 variétés de myrtilles américaines différentes, à la précocité échelonnée, ce qui permet d'avoir des myrtilles de fin juillet à début octobre.
Encore 5 autres myrtilliers sur le côté où on voit la fenêtre, et 2 kiwaï, des petit fruits de la famille des kiwis qui ont le goût de bonbon et qui nous viennent de Sibérie...

Zone 3  : L'enclos, petit banc du noisetier


Nous sommes donc derrière le chalet, entre ce dernier et la buanderie. Ici nous avons un bon noisetier, sous lequel nous avons construit un banc en palettes. Il est très productif, il nous a donné environ 10kg de noisettes. Devant la buanderie, il y a encore un peu de thym, de la sauge, et 6 camerisiers (chèvre feuille comestible) qui donnent des petites baies bleues grosses comme des gros pignons de pin, et assez tôt dans l'année (début juin) idem en mélange de variétés. Nous avons aussi 2 cassissiers et 2 groseilliers à maquereaux différents, ce sont des grosses groseilles, de la taille d'un raisin, mais qu'on trouve rarement à la vente.


Au milieu du chemin, un pommier précoce, la première pomme de l'année à cueillir en juillet, c'est une variété locale dite de "Wirwignes".

Pommier Wirwignes planté à l'hiver 2015

Et enfin, on y trouve quelques framboisiers et fraisiers spontanés, ramenés par les fientes des oiseaux qui se perchent sur le noisetier ! Spécial kassdédi à eux.

Zone 4 :  le petit verger de poires


Ici, à côté de la buanderie, nous avons planté 2 poiriers, un "Cornélie"  et un "Clément", et l'espace entre deux sera parfait pour une culture type céréalière genre maïs, riz, quinoa, amaranthe, sorgho...
A droite le long du chemin de la buanderie, encore des parcelles potagères et 2 lianes de kiwis, que l'on fera grimper sur une pergola contre le mur.

Zone 5 : La forêt et le pré


Dans cette dernière zone, on a voulu garder l'aspect sous-bois, grâce aux immenses noisetiers qui surplombent le terrain. Par contre, on va les rétrécir et ratiboiser ceux du fond, car il faut un peu de lumière pour les fruitiers que l'on a mis.
On y a mis un poirier, de type beurré "Superfin" (avec son étiquette jaune devant) et un pommier "Reinette de France". Dans le fond entre les deux noisetiers on a planté un prunier 'Reine Claude' vert et un noyer.
Les parcelles ici au départ étaient destinées à du potager, mais finalement vu l'ombre qu'il y a eu cette année avec les gros noisetiers, on va les garder pour la culture de petits fruits : fraises, framboises, groseilles, cassis, caseilles, mûres, rhubarbe. Ce sera notre forêt comestible.
Et comme en forêt, on privilégiera ce qui se mange comme feuilles : ail des ours, violette, primevères, consoude...


Au fond du pré, un vieux cerisier très mal taillé. Il donne apparemment de bonnes cerises selon les anciens proprios, mais cette année a été une catastrophe donc on ne sait rien de leur goût. Ce qu'on sait, c'est qu'il sert de poteau pour notre fil à linge.

On a planté au fond deux variétés de bambou dont on peut manger les pousses et le long du mur du voisin, une petite dizaines de variétés de framboises différentes pour espacer les récoltes et amuser le palais !
On a aussi choisi des variétés croisées de mûres-framboises.
Il y a un argousier également, qui donne des baies très acides orangées mais super bonnes.
Sous le noisetier j'ai planté des fraisiers aussi. L'année prochaine, je mettrai le maximum de fraises des bois sous les haies qui entourent le terrain. Comme ça elles feront un tapis couvre sol et donneront à manger, ce qui permettra de libérer de la place sur le milieu de terrain pour la culture de ce fruit.

Comme vous pouvez le constater, il n'y a pas d'endroit où l'on "fait le jardin". Notre terrain, on le conçoit comme un grand jardin / forêt comestible, où l'on se balade, on flâne, et on mange, on sent, on s'échappe et on médite. Peu de place pour le gazon, mais juste ce qu'il faut pour jouer au badminton l'été. Toutes les zones sont très marquées dans leur aspect, et c'est un plaisir de se promener ici ou là. Un jour on préfèrera se consacrer au parking, et le deuxième jour flâner dans le sous-bois, ou faire tout ça dans la même journée... Il n'y a pas un seul espace laissé à l'abandon ou juste là pour faire beau. En tout cas c'est un vrai plaisir de s'imaginer que tout ce qu'on a planté pousse comme on l'a rêvé et que nous arriverons à subvenir à nos besoins en fruit pour une petite partie de l'année.



jeudi 17 novembre 2016

Au quotidien dans 20m2

Voilà maintenant plus de 4 mois que nous vivons dans notre tiny !
Nous apprivoisons donc peu à peu la vie à 3 (4 depuis 3 jours mais c'est une autre histoire), dans un petit espace principal de 20m2 tourné vers l'extérieur.
Retour d'expérience ou : comment fait-on pour ne pas se marcher sur les pieds ?!

Tout d'abord voici notre petite maison toute de bois maintenant !


La sélection de ce qui rentre
Car oui, pour vivre dans 20m2, on l'a déjà dit, il faut commencer par faire un grand tri des objets qui nous appartiennent...
Pour nous tout y est passé : avant de déménager de notre ancienne maison, on a pris le temps de faire un grand inventaire de tout ce qu'on avait, et pour ce qu'on voulait absolument garder il a fallu réfléchir à la future place que ça aurait dans la maison, ou le chalet, ou la buanderie.
Il a fallu faire un grand tri de nos vêtements pour que tout soit stockable dans la chambre (nous avons 3 petits casiers chacun) et ça c'est sur qu'il faut en avoir envie, mais pour nous ça n'a pas été un problème... Finalement on porte toujours un peu les mêmes choses et on garde des trucs qu'on ne met jamais...
Ensuite on a réfléchi au matériel de cuisine parce que hors de question d'empiler des casseroles dans des casseroles et de devoir tout sortir du placard pour aller chercher le truc du fond inaccessible. Une tiny ça doit être "tout à portée de main et super pratique", en tout cas voilà comme on le conçoit. On a gardé le minimum mais le plus pratique.
Et puis surtout, il faut éradiquer les bibelots, pour nous fastoche : on n'aime pas ça !
En gros, pour nous cette phase n'a pas été la plus difficile, on avait envie de faire du vide, de la place dans nos têtes et nos armoires... Nous ne sommes pas non plus du genre à avoir 1000 produits sur la tablette de la salle de bain ou dans la douche, donc là aussi peu d'adaptations à faire.

Ranger et nettoyer
A ce niveau, une tiny house demande de la discipline !
C'est sûr que dans un si petit espace, on ne peut pas laisser trainer son sac, son manteau, les courses qu'on vient de faire pour les ranger plus tard... Tout doit tout de suite trouver sa place ! 
C'est une habitude à prendre, qui en ce qui me concerne me ravit, mais qui demande un peu plus d'organisation et de rappels à l'ordre pour Alex :)

Notre table de repas est un tableau qui se rabat contre le mur après utilisation alors on ne laisse jamais rien trainer dessus, on ne la déplie que pour manger et on range tout ensuite sans fautes, sinon on perd beaucoup d'espace dans la maison !

Forcément nous avons un petit garçon de bientôt 2 ans qui a son lot de jouets et de livres. Il est, ceci dit, très maniaque et adore ranger après avoir dérangé alors c'est plutôt facile de vivre la vie tiny avec lui. On a fait des tiroirs dans nos meubles banquettes pour qu'il ait à portée de main ses jouets, ses vêtements et aussi pour nous ses langes. Comme ça tout est rangé très vite c'est top ! 



Notre espace de vie est passant ce qui veut dire salissant, et c'est vrai qu'on balaie la maison au moins 3 fois par jour, c'est un peu obligatoire pour ne pas se laisser déborder et tout salir, mais c'est tellement vite fait et puis comme ça la maison est toujours propre, fini le ménage une fois par semaine qui dure 2 heures, et là je dois vous dire que je souffle, surtout avec l'arrivée d'un 2e enfant, je suis zen !

Organisation dedans/dehors
On l'aura compris, notre chez nous s'articule sur 3 espaces : la maison où nous sommes la plupart du temps, le chalet où nous passons souvent nos soirées après le repas ou un bout d'après-midi quand il pleut et où on aime recevoir, et la buanderie où nous n'allons que pour le linge (pour l'instant car au printemps nous la referons complètement et elle deviendra mon atelier de couture).
Nous sortons donc beaucoup à l'extérieur pour passer d'un lieu à l'autre et comme les bâtiments sont un peu éloignés les uns des autres là aussi on s'est crée notre petite organisation : des jeux pour les enfants dans les 2 bâtiments, des langes aussi, plusieurs paniers à linge pour amener le linge sale et revenir avec le propre dans la maison, et surtout on a des supers sabots pour se chausser et se déchausser rapidement.

Les "Crocs" : notre nouvelle vie de beaufs néerlandais - On remarquera le rangement gain de place là encore !
Nous avons aussi pensé à mettre notre compost pas trop loin de la maison pour pouvoir aller y mettre le contenu du toilette sèche sans devoir faire des kilomètres, ainsi que les copeaux pour recharger le bac.
La principale question me direz-vous c'est "et par temps de pluie ?", et c'est vrai qu'on nous le demande souvent ! Et bien on a l'impression de vivre connectés au temps qu'il fait, déjà parce qu'on a notre cuve d'eau de pluie dont on surveille le niveau constamment (ça va vite avec toutes les machines de linge) mais aussi parce qu'on s'organise avec la pluie. Déjà les jours de pluie du matin au soir sont très très rares, il y a toujours des accalmies dont on profite pour aller à la buanderie si nécessaire ou autre,  mais lorsque c'est le cas, nous adaptons nos activités à la pluie, ou notre tenue vestimentaire :) Alex et Ernest adorent se mettre en combi de pluie et patauger dans les flaques...



Vivre au même rythme 
La vie en tiny, au-delà des gestes quotidiens dont je viens de parler, c'est surtout une philosophie de vie. Pour pouvoir vivre en famille dans 20m2 il faut déjà avoir une certaine conception de la famille... C'est sûr qu'on est bien éloignés de toutes ces personnes qui rêvent de leur suite parentale avec leur salle de bain indépendante de celle des enfants, et qui peuvent dire des choses comme "va jouer dans ta chambre on ne s'entend pas...", sans jugement bien évidemment ahah.

Vivre en tiny ça demande de vivre tous au même rythme, si un de nous se lève plus tôt c'est évidemment un peu compliqué pour lui de faire du bruit en prenant son petit-déjeuner... On respecte aussi tous le temps de sieste des enfants. Cela induit une vie à un rythme différent qu'on adore, un vrai luxe ! Cela veut aussi dire que c'est totalement incompatible avec la vie de fou que mènent beaucoup de gens, et avec des horaires de travail basiques. Tant mieux pour nous puisque cette vie nous fait faire tellement d'économies qu'elle nous permet de ne plus vivre de cette folle manière.

Bilan actuel :
Comme je le disais, nous sommes vraiment connectés au temps qu'il fait et aux élèments. On se réjouit d'un rayon de soleil qui irradie toute la maison et vient nous faire chauffer notre eau gratuitement, on se réjouit du bruit de la pluie sur le velux qui nous remplit notre cuve et nous offre des douches d'eau douce...
Pour l'instant, tout est très facile, on a pris tous nos marques très rapidement... Nous attendons de voir comment va se passer l'hiver et notamment avec un tout petit bébé.
 
Nous trouvons que cette vie donne beaucoup de responsabilités à Ernest et c'est super : il range ses affaires, nous aide dans la maison et au jardin...
On ne s'est encore jamais sentis à l'étroit mais c'est vraiment parce qu'on a bien réussi à dimensionner cette maison selon nos besoins et qui nous sommes. Nous pensons que c'est la clé de la vie en tiny, se poser les questions de comment je vis ? Comment je veux vivre ?
Nous voulions une cuisine spacieuse alors qu'une salle de bain riquiqui nous suffit amplement. Nous voulions une banquette pratique qui nous laisse un bel espace au sol car on adore être par terre pour faire la lecture à Ernest ou jouer... Tout ça doit se réfléchir avant ! 

Le plus difficile c'est bien évidemment de recevoir du monde, mais ça c'est le jeu ! On aime recevoir dans le chalet car le canapé est plus propice à se poser, mais ce n'est pas toujours pratique d'être loin de la maison. Être plus de 6 à table c'est impossible ou très compliqué, et recevoir des amis avec des enfants qui courent partout c'est carrément la grande aventure !
Mais nous avions tout ça en tête avant de nous lancer. On se dit qu'on visitera nos amis en hiver et que nous les recevrons en été, c'est un concept ! Et si vraiment cela nous pèse on avisera, pour l'instant ça nous amuse !

Comme nous l'avons déjà beaucoup répété, nous n'allons pas régler maintenant des problèmes qui ne se posent pas encore, on vit au présent ! Maintenant que nous sommes 4 (alors qu'un de nous ne mesure qu'une cinquantaine de centimètres) on nous a déjà demandé si la maison n'était pas soudainement devenue trop petite. Ça nous amuse. Oui bien évidemment quand les enfants grandiront il y aura des aménagements à faire, mais nous n'y sommes pas encore, pour l'instant tout va bien tous collés-serrés.

Voilà, voilà !
Bon sinon en ce moment on pense à s'acheter une caravane ! A suivre !

samedi 17 septembre 2016

En images !

Beaucoup nous l'ont réclamé : enfin un article avec des photos de notre petite maison aménagée ! 
On va essayer de repartir dans l'ordre chronologique pour vous montrer l'évolution depuis notre emménagement... 
On commence par des photos du 3 Juillet, le lendemain de notre emménagement : 

Ernest prend ses marques, l'escalier vient d'être posé mais il manque encore la dernière marche
Le coin repas n'est pas encore aménagé, notre table/tableau est accrochée mais pas de banquette
Il y en a partout, le temps que chaque chose trouve sa place !
Vue depuis la 2e mezzanine, ça prend forme
1er repas à table !
Entre-temps un grand vide de photos mais on a bossé : on a fabriqué des meubles banquettes sur roulettes pour le coin repas/salon, on a monté des meubles qui viennent encastrer ce coin banquette et nous donnent du rangement, on a repeint l'escalier, on a fabriqué une rambarde dans notre chambre/mezzanine (qu'on doit encore peindre),...
Le mieux c'est de le voir en photos :



Notre super escalier dont certaines marches s'ouvrent pour ranger écharpes, chapeaux, cirage, etc.    







Petit focus sur l'escalier qui peut aussi servir de rangement d'enfant(s)
Coin salle de bain avec toilettes sèches


Voilà en gros pour l'intérieur, il nous reste pas mal de finitions en tous genres, notamment fabriquer un garde-corps pour l'escalier avant la naissance de notre 2e petit garçon mi-novembre... Et puis il reste un peu de travail dans les mezzanines mais globalement on se sent bien emménagés et on se sent bien tout court !

Niveau extérieur maintenant, ayé on a attaqué le bardage en red cedar ! Ca change drôlement l'allure de la maison et on adore ! (comment ça on ne fait que s'extasier dans nos articles ?)




Le pignon Est tout fini ! On remarquera le détail du panneau de porte en red cedar ! Une bonne idée de ma maman !
Voilà pour l'instant l'avant de la maison, bientôt bardé !
Enfin il restera encore à passer 2 couches de saturateur sur le bois pour éviter qu'il ne grisaille trop, et ça mine de rien ça va encore prendre un peu de temps...

Niveau extérieur encore, on a profité du temps magnifique pour faire des petites bricoles !
Tout d'abord,  impossible de ne pas profiter du reste de sable qui trainait là... Hop, on en a fait un bac à sable pour Ernest (et nous!) qui adore ça !




Ensuite, il a fallu fabriquer un bac à compost pour les toilettes sèches, on l'a fait à partir de palettes récupérées. On devrait rapidement en faire un 2e pour pouvoir en laisser reposer un le temps d'utiliser l'autre et ainsi récupérer un compost de qualité pour le jardin.


On a refait de nouvelles parcelles de jardin, un peu partout. Notre idée est vraiment que le potager soit omniprésent sur le terrain, qu'il y ait des parcelles séparées par des chemins de gazon ou de bois fragmenté, on s'y met doucement mais sûrement au fur et à mesure de ce qu'on déblaie !

Petite parcelle de poireaux et carottes

A gauche on a semé du sarrasin, une plante parfaite pour éviter la prolifération des mauvaises herbes sur un terrain nu

Sur la lisière du terrain on a aussi des parcelles de moutarde, chou, haricots, poireaux, carottes, mâche, épinards...
Et puis un petit banc en palettes sous le noisetier pour pouvoir s'asseoir et observer tout ça
Voilà ! Ca vous donne envie de venir nous voir ? C'est le but !
Prochain article sur la vie au quotidien dans 20m2...