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mercredi 3 avril 2019

FAIRE ENSEMBLE : et si on construisait un nouveau système de société à l'échelle locale ?


Je l'avais promis, me voici quelque jours après ce petit déjeuner collaboratif du 28 mars. Cette première réunion a été pleine de bonnes énergies, nous a donné de nouvelles pistes pour avancer tous ensemble... Bref, nous voilà sur une belle lancée. 
Je vous mets ici le compte-rendu dans son intégralité...
A suivre ! 

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Petit-déjeuner du 28 mars 2019, chez Charlotte et Jo à Saint-Omer
10 participants : Adeline et Vincent, Catherine V., Juliette, Charlotte et Jo, Catherine D., Michel, Raphaëlle et Alexandre. 

Après quelques difficultés à se garer puis à trouver la bonne porte, nous voici tous réunis pour un bon petit-déjeuner bien fourni ! Encore merci à tous, et 100% zéro déchets, top !
Nous avons commencé par un tour de présentations qui a duré un bon moment car il semblait important qu'on prenne le temps de se découvrir et de se dévoiler.
Ces présentations ont fait ressortir que certains ont
peu de temps libre, d'autres en ont et aimeraient trouver des projets ou des passions pour le remplir.
Il en ressort aussi que chacun a
des compétences et des savoirs à partager (bricolage, musique, peinture, fabrication de produits ménagers, écriture, qi gong, théâtre, psychologie, allemand, cuisine, yoga, et j'en passe!)
Est aussi vite évoquée la
difficulté parfois de se sentir compris et bien reçu dans sa famille, suivie du constat qu'en n'essayant pas de convaincre, les personnes qui gravitent autour de nous commencent à changer certaines de leurs habitudes (la maman d'Adeline qui achète local, le voisin de Catherine V. qui arrête de traiter, le papa de Raph qui regarde d'où viennent les vêtements...).
On évoque aussi l'idée que changer les choses, c'est tout petit pas par petit pas et
c'est loooooong, ça c'est Catherine D. qui le dit et on est tous d'accord.
Mais puisque nous on a déjà des valeurs communes alors ensemble on peut aller vite, non ?

Ensuite vient le temps d'essayer les cartes que Makesense nous a transmis. Comme l'heure tourne, on décide d'en passer pas mal, mais voilà dans l'idée les 4 thématiques soulevées : 
  • –  Ca me dépasse !
  • –  Et moi dans tout ça ?
  • –  Ca existe !
  • –  Le temps d'agir ! 
Je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit, ce serait très long. 
A la carte "Le fonds du problème pour moi c'est....", 3 réponses sont apparues : LA MECONNAISSANCE, L'INDIVIDUALISME et LE CONFORT.  
Voici maintenant la liste de toutes les sources qui ont pu être citées pendant la matinée, libre à vous de piocher pour aller plus loin, et peut-être choisir un film à voir ensemble ?
ENTREPRISE et/ou ACTIVITES LOCALES :
IDEES PALETTES
Un groupe facebook où chacun peut mettre en ligne ce qu'il fabrique à partir de palettes recyclées avec la marche à suivre pour le réaliser.
Le CTAC : collectif de transition audomaroise et citoyenne. https://www.facebook.com/groups/426998734331462/ 
Un groupe facebook pour échanger sur la transition chez nous 
POULET PARTY : un producteur de poulets bios qui fait des commandes groupées et des livraisons sur St Omer une fois par mois (pas trouvé la référence, voir auprès d'Adeline) 
 
Projet de SUPERMARCHE COOPERATIF en cours à St Omer, d'après une information d'Amandine H. chez Galilée. Ouverture prévue à l'automne. A suivre ! 

APPLIS
TO GOOD TO GO - Appli pour récupérer des invendus dans différentes enseignes (supermarchés, restos,...) à des prix cassés. Apparemment pas très actif sur Saint- Omer à surveiller ! 

SITES WEB
www.lowtechlab.org
Un site collaboratif avec des tutoriels pour promouvoir les low technologies et se réapproprier l'énergie (fabriquer un panneau solaire, un poêle de masse, etc.) 

DOCUMENTAIRES
MERCI PATRON ! De François Ruffin - sorti en 2016 + à suivre son docu sur les gilets jaunes qui sortira en avril : "J'veux du soleil" 

EN QUETE DE SENS - Marc de la Menardière et Nathanaël Coste
Docu visible sur le site
https://enquetedesens-lefilm.com/ en échange d'un participation libre (super principe !!!) 

GRANDE SYNTHE - le film docu sorti en octobre 2018 - réalisé par Béatrice Camurat-Jaud
Lien vers la bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=VBhtChVm7CY  
A VOIR ENSEMBLE? CE SERAIT CHOUETTE !!! 

PODCASTS
LE TELEPHONE SONNE du 27 mars 2019 sur le plastique : tactiques contre le plastique  
https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-27-mars-2019 

GRAND BIEN VOUS FASSE du 29 mars 2019 – "Toutes vos questions à Cyril Dion et Pablo Servigne sur le climat et l'effondrement" –
https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-29-mars-2019

CHAINE YOUTUBE : THINKERVIEW - et nous avons évoqué l'interview de Juan Branco : L'illusion de la démocratie en France 
https://www.youtube.com/watch?v=yEtmZKE5jhw 

LIVRES
UNE AUTRE FIN DU MONDE EST POSSIBLE - Pablo SERVIGNE, Gauthier CHAPELLE et Raphaël STEVENS - Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ? 

L'ENTRAIDE : L'AUTRE LOI DE LA JUNGLE - Pablo SERVIGNE et Gauthier CHAPELLE - ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s'entraident le plus. Pourquoi avons-nous du mal à y croire ? 

A NOUS DE JOUER ! Stéphane HESSEL - À nous de nous battre pour une Europe sociale, pour un monde social. 

CONVERSATIONS ENTRE ADULTES : dans les coulisses secrètes de l'Europe - Yanis Varoufakis - Sur les coulisses du pouvoir en Europe à travers la crise grecque 

L'IMPASSE COLLABORATIVE / Pour une véritable économie de la coopération - Eloi LAURENT - Sur la crise de coopération que nous traversons 

INFLUENCE
Pablo Servigne et la théorie de l'effondrement.
Son interview sur thinkerview pour en savoir plus :
https://www.youtube.com/watch?v=5xziAeW7l6w 


Ensuite est venu le temps d'imaginer des choses à mettre en place : du plus concret et faisable au plus utopique – on a essayé de relier ça aux besoins identifiés de chacun. Catherine D., Catherine C. et Michel étaient déjà partis (on a débordé sur l'aprem) 

Voilà toutes les idées :
  • –  Faire des ateliers de fabrication de produits ménagers maison et de cosmétiques pour se motiver tous ensemble (répond au besoin d'Adeline et Vincent de s'y remettre + à d'autres d'entres nous je pense!) 
  •  
  • –  Organiser un groupement d'achat pour les agrumes et les avocats (sur le modèle des givrés à Lille), pour continuer d'acheter des produits qui viennent de loin mais directement via les producteurs ! (répond au besoin d'Alex et Raph + Cha et Jo de se déculpabiliser, mais pour d'autres aussi je pense) 
  •  
  • –  Créer un groupe autour du logement participatif et se lancer dans l'aventure (répond au besoin de Cha et Jo, Juliette, Adeline et Vincent, Raph et Alex peut- être, d'autres?) 
  •  
  • –  Avoir un grand terrain tous ensemble, notamment pour cultiver des céréales (répond au besoin d'Alex), des légumes (répond au besoin de Vincent), et faire de l'apiculture (répond au besoin de Juliette) – Plusieurs pistes pour ce terrain : le jardin partagé de cha et Jo de 250m2 et le terrain énorme de notre ami Antoine à Clairmarais ) - Est évoquée la nécessite de bien s'organiser et s'entendre en amont. 
  •  
  • –  Monter une ferme pédagogique (répond au besoin de Juliette et d'autres je pense) 
  •  
  • –  Création d'une tontine : c'est à dire d'une cagnotte où chacun met la somme qu'il veut, et qui servirait ensuite à financer des actions éthiques et écologiques (plantation d'arbres,...) - En gros une cigale mais à plus petite échelle – repenser la manière dont on se sert de l'argent – On évoque aussi l'idée d'une tontine pour l'usage du groupe (à chaque fois qu'on atteint une somme déterminée, l'argent sert à un des membres, puis ça tourne.. en gros on détourne les banques!) (Répond au besoin d'Alex et Raph et autres?)
  • –  Création d'un verger de maraude en ville (répond au besoin d'Alex et autres?) 
  •  
  • –  Système d'entraide avec les enfants – dans les moments un peu durs savoir qu'on peut passer un coup de fil et accueillir du monde à la maison en soutien (répond au besoin de Raph et autres?) 
  •  
  • –  Mutualisation des jeux des enfants : plutôt que d'acheter tout le temps des nouveaux jeux et parce que les enfants jouent toujours plus avec les jouets des autres, on pourrait mettre en place un système de caisses à se passer de famille en famille, une fois par mois pour échanger les jouets ? (répond au besoin de Raph et autres?) 
  •  
  • –  Service de garde d'enfants les uns pour les autres (répond au besoin de Juliette en soirée, d'Adeline et Vincent, de Charlotte et Jo, de Raph et Alex --- Youhou l'unanimité celui-là!!) 
  •  
  • –  Une campagne pour le changement de banque et le changement de fournisseur d'électricité (à financer avec la tontine?) (Répond au besoin d'Alex et Raph) 
  •  
  • –  Mettre en place des ateliers pour se réapproprier l'énergie et fabriquer un panneau solaire, une éolienne, un poêle de masse, etc... (Répond au besoin de Vincent, Alex, autres?) 
  •  
  • –  Sensibiliser au recyclage du liège – via Juliette qui se propose de collecter les bouchons de tous 
  •  
  • –  Instaurer des temps ateliers pour apprendre des techniques ou partager des savoirs (répons au besoin de tous non ?) 
  •  
  • –  Organiser des soirées débats régulièrement – On choisirait un thème ensemble, 2 personnes se portent volontaires pour se documenter sur le thème et ensuite lors de la soirée, exposent le fruit de leurs recherches et on débat. (répond au besoin de Raph et autres?) 
  •  
  • –  Faire un atelier seeballs : on fabrique des boules de terre avec des graines à l'intérieur et on les lance dans les espaces verts de la ville ensuite (répond au besoin de Vincent, Alex et autres?) 
  •  
  • –  Organiser des marches ensemble – juste pour le plaisir de marcher ensemble, et/ou pour en profiter pour réfléchir car la marche stimule et/ou en profiter pour faire des reconnaissances de plantes et d'arbres, repérer les espèces sauvages comestibles... (répond au besoin d'Alex et Raph, de Charlotte, de Juliette et d'autres?) 
  •  
  • –  Faire une liste pour répertorier toutes les initiatives qui existent autour de chez nous et aussi toutes les alternatives à nos achats quotidiens (vêtements éthiques, mobilier éthique, etc etc.) - comme une bible de la consommation responsable !
Au moment de décider ce qu'on pouvait tout de suite mettre en place, Adeline a évoqué la possibilité de refaire une réunion du même type que celle-ci, déjà pour permettre à ceux qui étaient partis de proposer des actions et aussi pour permettre à chacun d'avoir un temps de réflexion entre deux pour réfléchir à l'implication qu'il acceptait d'avoir maintenant qu'on sait un peu plus ce qu'on voudrait faire... 

Nous avons donc décidé d'un commun accord de continuer ces réflexions le jeudi 25 avril

Alex est un peu frustré de ne pas passer à l'action tout de suite, du coup on se disait qu'on pouvait aussi profiter de cette 2e réunion pour tout de même FAIRE ENSEMBLE quelque chose.
Pourquoi pas les seedballs et profiter d'une promenade l'après-midi pour aller les lancer ? Ou alors on cuisine tous ensemble le repas du midi ? A suivre

vendredi 15 mars 2019

Une belle énergie !

Bon, bon, bon...
Ce blog est un peu à l'image de la période que nous venons de traverser : entre cette 3e grossesse et l'arrivée de notre bébée à la fin du mois d'octobre, nous avons accumulé beaucoup de fatigue. Jusque là nous attendions de nous retaper un peu, de reprendre du poil de la bête pour pouvoir faire plein de choses ensuite... Mais nous avons du nous rendre à l'évidence : avec ces 3 zigotos dont aucun ne fait ses nuits (youhou !) il nous faudra des années avant de retrouver l'énergie de nos 20 ans, ahah.
Alors nous avons pris le problème dans l'autre sens, on s'est dit qu'on allait se forcer à faire des choses, pour se remettre dans une dynamique active et donc se sentir plus en forme, vous suivez ? Ca peut paraitre farfelu mais je vous promets que ça marche ! (Bon, il y a encore des soirs où je tombe raide morte à 19h30 et me couche dans la foulée, mais ce n'est plus systématique, hourra !)

Pourquoi ce besoin de se bouger me demanderez vous peut-être ? Après tout, pourquoi ne pas se complaire dans l'oisiveté et le repos (bien mérité)? Et bien parce que nous sentons en ce moment que ça bouillonne à l'intérieur...
Depuis quelques temps, on se sent usés, Alex et moi, par cette drôle d'ambivalence, ce grand écart qui nous tiraille entre le fait d'entendre des choses plus qu'alarmantes à la radio, dans les journaux : les disparitions d'espèces, les niveaux de pollution, la destruction de faunes et flores pour des projets abracadabrantesques, le blabla sans action des politiques, donc tiraillés je disais entre l'abattement et l'envie de faire quelque chose que cela provoque en nous et le fait de reprendre notre vie quotidienne comme si de rien n'était juste quelques minutes après, en gros ça donne ça :
"Quoi ? Sérieusement on parle de la disparition de tous les insectes là... mais c'est dingue, on parle de l'extinction de l'espèce humaine a fortiori... Qu'est ce qu'on... ERNEST !  s'il te plait ! On ne s’assoit pas sur la tête de son frère ! Bon qu'est ce qu'on mange ce midi ? Alex ? T'as vidé le sèche-linge ?"

Oui, on est vite rattrapés par notre quotidien, et peut-être aussi qu'au fond de nous on aime bien croire que tous ces gros problèmes quelqu'un d'autre s'en chargera pour nous : "Ils trouveront bien une solution !" Mais c'est qui "ils" ? Des gens comme nous en somme...

Donc, dans cette envie de se remuer malgré la fatigue, nous nous sommes demandé ce qu'on pouvait faire... Alex a commencé par s'abreuver de tout un tas de choses, et notamment des théories de collapsologie, portées entre autres par Pablo Servigne. Voici un petit explicatif en vidéo (mais vous pouvez aller plus loin pour mieux comprendre en cherchant une des ses conférences sur youtube) :


Une autre fin du monde est possible mais c'est à nous de la construire, voilà le message. Mais on construit quoi et comment ? On en revient à nos questions...

Parallèlement, certains d'entre vous le savent peut-être, j'ai décidé de passer en septembre un concours pour devenir animatrice territoriale, je sens que j'ai en moi l'envie forte d'animer des groupes, d'aider les gens à mieux se comprendre et à construire ensemble... Je suis fascinée par les outils de l'intelligence collective, c'est à dire trouver des moyens de faire émerger dans des groupes des nouvelles idées, des nouveaux projets, des solutions, en favorisant les interactions entre chaque membre du groupe, que les énergies de chacun fassent boule de neige pour former une grande énergie positive et qui va vers l'avant dans un élan commun...

Et c'est là que tout prend forme... En retournant tout ça dans tous les sens, on se dit que pour créer un nouveau système, un nouveau monde, il faut apprendre à mieux communiquer les uns avec les autres, et non seulement j'ai envie de me former à ça mais j'ai ensuite envie de former d'autres personnes à animer des communautés, comme c'est chouette dans la vie quand toutes les pièces du puzzle trouvent leur place et qu'on se rend compte que tout ce qu'on a entamé de plusieurs côtés, fait un tout plein de sens...

Bref, donc forts de tout ça, on a décidé de convoquer un noyau d'amis et de connaissances de notre coin, d'être une dizaine pour parler ensemble de ce qui nous anime, de notre ras le bol de se sentir impuissants et de réfléchir ensemble à ce qu'on pourrait mettre en place, aux projets existants que nous pourrions soutenir... De commencer tout petit, pour pourquoi pas ensuite, s'étendre... Un collectif citoyen à l'échelle locale. On s'est donné un premier rdv pour un petit déjeuner le 28 mars et on a hâte !
Mais pour ne pas que ce moment soit juste un rdv avec nous qui parlons et les autres qui écoutent,  on a décidé de se faire accompagner par makesense : un collectif qui donne des outils (via des formations en ligne gratuites notamment) pour animer des groupes dans la dynamique de l'intelligence collective. Je vous mets le lien de leur site ici, si ça vous intéresse...
Si vous êtes sur Paris, n'hésitez pas à les rejoindre pour participer à leurs évènements ! Et si vous êtes comme nous, pourquoi pas vous former comme moi (ça prend très peu de temps) et organiser quelque chose chez vous ... ?

Si tout ce que je vous dis est un peu flou pour vous ("Mais attends, ils vont faire quoi au juste ?") Je m'engage à revenir sur ce blog après le 28 pour expliquer comment ce premier petit-déj s'est passé et les perspectives que ça nous a donné !
Si on fait tous de petites choses avec les gens qui nous entourent, on est certains que c'est là qu'on pourra changer le monde... Et si vous vous dites que oui c'est chouette, mais vous n'avez pas le temps, ça vous dit que je vous fasse la liste de tout ce que je fais à côté ? (maman de 3 enfants, cours de violoncelle + cours de solfège, bénévolat dans le café associatif d'un village voisin + parent d'élève impliquée dans la vie de l'école) Tout est possible !

Je finis ici en vous donnant le lien d'une chaine youtube qu'Alex dévore en ce moment...
Il faut avoir un peu de temps devant soi car les vidéos sont longues, mais souvent très intéressantes, notamment celle-ci, si vous vous demandiez encore si vous alliez voter aux Européennes... ?


Allez ! On est dans une super énergie ! Pourvu que ça dure !

mardi 13 novembre 2018

Une jungle de petits fruits

Mon travail de jardinier paysagiste employé par ma famille continue sans cesse, jusqu'à épuisement du moindre centimètre carré ! Car oui, même quand rien ne peut apparemment pousser, la nature nous prouve le contraire :

Une belle salade chicorée de Vérone re-semée spontanément dans les cailloux
En continuant de chercher des places pour mettre arbres et arbustes, j'ai passé beaucoup de temps sur des sites de pépinières en ligne qui vendent des trucs introuvables à côté de chez soi. Finalement, j'ai été piqué par la collectionnite de variétés de petits fruits car j'ai découvert qu'il en existe de nombreuses variétés ! Une framboise n'est pas juste une framboise, elle peut avoir plusieurs types de goûts et plusieurs couleurs ! Elle peut être quasiment blanche, ou franchement jaune, orange, rouge vermeille ou violette et même noire. Tout ça avec une palette de goûts et de textures différente.
Le gourmand que je suis n'a pas pu résister à vouloir TOUTES les avoir. Et c'est terrible car il n'y a là franchement clairement pas assez de place sur 1200m2 pour les avoir toutes en bonne santé, sachant qu'on doit aussi manger des patates.
Voilà un très petit aperçu du jardin en ce 13 novembre 2018. Tout est encore tellement petit et peu productif encore ! Les toutes premières plantations datent de novembre 2015, mais la grosse majorité a été planté, voire replanté et re-déplacé (eh eh oui on tâtonne...) en automne 2016 et mars 2017.

Myrtillier Tifblue

Myrtillier Centurion

Rosier et ronce sauvage

Tayberry "buckingham" croisement d'une mûre et framboise, sans épines

Boysenberry : autre croisement complexe entre deux ronces et un framboisier
Une allée de framboisiers plantés en 2017, donc encore tout bébé

Framboisier américain à framboises noires rubus occidentalis

Non ce n'est pas une myrtille géante ! mais une courge dont on ne consomme que les graines sans peau (vendues en magasin bio surtout.) La chaire n'est pas bonne.

Framboisier arctique, un framboisier à ras du sol qui pousse au nord de la scandinavie. Ici on voit la feuille marron qui est en train de mourir...

... mais la relève est assurée pour l'année prochaine ! (les petites pousses vertes qui sortent comme des endives)

Liane kiwaï, mini kiwi au goût de bonbon, qui grimpe sur le chalet

Arbre aux faisans. Les fruits noirs et mous ont un goût de caramel...brûlé

Myrte Apiculata. Les fruits seront rouges et petits, je ne connais pas encore
Il y en aurait encore beaucoup, un ragouminier ou cerisier de Nankin, un goumi du Japon, des vignes, des fraisiers aussi ! J'ai trouvé une ronce qui donne des mûres blanches ! Une autre qui en donne plus tôt que les autres, une autre qui en donne jusqu'en décembre si pas de gel ! Des fraises au goût d'abricot, des fraises blanches succulentes, tout ça me passionne tellement que je continue à chercher les emplacements pour pouvoir ajouter de nouveaux membres à ma collection. Et pourtant la place diminue inexorablement car je dois aussi penser au potager...
Et puis il y a les petits fruits qu'on doit resemer : les physalis par exemple. Mais là aussi j'ai découvert d'autres annuelles intéressantes bref.

Je me pose éventuellement la question de me réorienter professionnellement dans la multiplication de fruitiers à petits fruits. Ça devient tellement pointu et recherché que je trouve ça dommage que tout le monde ne profite pas d'une telle diversité ! Au moins pour ceux ayant la chance d'avoir un jardin.
Je pourrais aussi multiplier tout ça et le donner à qui mieux mieux, mais je pense que donner une dimension professionnelle à cette passion pourrait me faire découvrir des techniques et des variétés, et creuser encore plus loin le sujet, tout en donnant aux amis le fruit de mes recherches.
J'aimerais aussi faire de la recherche dans le sens opérer à des croisements d'espèces. Une de mes idées serait de croiser une framboise jaune avec une mûre blanche, ce qui serait intéressant car les fruits seraient peu attractifs pour les oiseaux. Eh oui, les oiseaux mangent énormément nos petits fruits...  Mais en sèment des nouveaux...

Quant au potager, il entame sa dormance tout doucement. Plus de récolte pour maintenant, la saison est terminée !
Pour l'hiver, je laisse un manteau d'herbes spontanées (mon expression personnelle pour "mauvaises herbes") protéger le sol
Une parcelle de potager type, en transition vers l'hiver
A l'automne les fortes pluies dament le sol lorsqu'il est nu. Non seulement les nutriments en surface ruissellent et se perdent, mais en plus, l'eau en séchant va former une croûte qui empêche tout échange gazeux entre la surface et la profondeur du sol.
Au contraire, lorsque la végétation est encore là, l'eau ruisselle sur les feuilles, les tiges, puis s'infiltre dans le sol par les racines des plantes. Ainsi, l'eau est acheminée dans les nappes. Le sol a gardé son humus. De plus, ces plantes vont également jouer un rôle protecteur pour les animaux qui vivent à la surface du sol et notamment pendant les périodes de gel. Car les animaux sont nos amis : par exemple, ceux qui vivent dans les tiges creuses des plantes seront utiles pour contrôler certains parasites, lorsque les beaux jours reviendront...
Il existe des techniques de couvert végétal où l'on sème une ou deux sortes de plantes (trèfle et seigle, luzerne, moutarde....) mais laisser les herbes "envahir" spontanément le jardin évite d'acheter des semences et produit autant de couvert.

Ça c'était technique ! Globalement, je pense dans ma façon de jardiner à favoriser la vie. Que tout le jardin soit attractif pour le plus grand nombre d'espèces (végétales, animales, champignons...).
On a pu voir une différence cet été notamment sur le nombre de papillons, bien plus élevé que l'année précédente !
Machaon : ce papillon apprécie le persil en fleurs !

Bon, maintenant on en parle de cette bonne résolution que nous étions censés prendre en janvier, d'écrire un peu plus sur ce blog ? Pas un seul article entre janvier et novembre....
Mais mais mais, la plupart d'entre vous savent que nous avons une très jolie circonstance atténuante...
La voici :
Nous voilà 5 à la maison, notre petite Béryl nous ayant rejoint il y a 3 semaines aujourd'hui...
Tous ces mois passés ont été dédiés à cette grossesse (assez sportive) et à la construction de notre bâtiment/buanderie, on vous mettra des photos. On pense aussi à un petit article sur la vie avec 3 enfants en bas âge (et très actifs) dans 20m2... Mais on ne promet pas de délai cette fois-ci !




mercredi 31 janvier 2018

Le design du jardin... à tâton

Oui, oui, nous savons... Nous avons été bien silencieux sur le blog, beaucoup nous l'ont fait remarqué. La résolution de 2018 est d'essayer de le tenir un peu plus régulièrement (essayer...) parce qu'on a encore envie d'évoquer plein de choses, notre projet de restaurant, l'école pour les enfants, nos choix de vie, etc.
Pour bien commencer l'année, Alex a pris les manettes du blog pour faire un petit point sur le jardin, work in progress, future jungle comestible. Bonne lecture à tous, et à très vite !
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Il y a maintenant plus de deux ans que nous avons acquis le terrain... 
Je me souviens, à l'époque, nous vivions à 20km de celui-ci, et j'avais passé une commande de petits fruitiers (framboisiers, groseilliers à grappe et à maquereaux, fraisiers). J'avais voulu vite les planter, un peu comme le symbole du drapeau qu'on plante sur une nouvelle terre conquise ! Il pleuvait des cordes et j'avais mis mon plus beau poncho de pluie.

Gros poncho et poncho junior plantent les myrtilliers devant le chalet. Novembre 2016.
J'avais tout mis dans le fond du terrain parce qu'à l'époque je savais que les grues et autres pelleteuses allaient faire de grosses tranchées bien dégueu pour y passer nos tuyaux d'écoulement des eaux et d'électricité.
Depuis, certains plants que j'avais mis là-bas ont été déplacés pour être mis au -ce que je juge être- bon endroit.
C'est vraiment le fait de vivre sur le terrain qui détermine l'endroit où l'on décide de mettre tel ou tel arbre, bâtiment ou rien du tout. Ça me fait un peu rire de voir des gens en formation de permaculture avec un calepin et un crayon pour délimiter des zones, alors qu'ils n'ont qu'un aperçu des lieux à un moment T. Vous me direz ça s'appelle « l'urbanisme ». Eh bien je trouve que ça manque pas d'air de décider d'un paysage sans consulter la population qui vit l'endroit au quotidien...
Le moindre bout de bâton ou pierre posée à un endroit sans y réfléchir va déterminer des trajets, des murs fictifs, des promenades moins aisées que d'autres, (ou des trébuchades, et je ris en m'en remémorant quelques unes...). Parfois il suffit juste de tailler une haie trop haute pour se rendre compte qu'elle nous étouffait complètement.

Bref, depuis notre acquisition, il y a eu du chemin de fait et il n'y a pas un jour en me promenant sur le terrain ou une nuit sans que je réfléchisse à quelle culture est plus propice à cet endroit-là plutôt qu'à un autre. Cet endroit a du soleil toute la journée mais exposé au vent, celui-ci est plutôt humide mais pas trop ombragé, celui-ci est bien ensoleillé le matin, mais plus du tout la journée, celui là est sec mais très ombragé... 
C'est un véritable casse-tête chinois que de se demander si la plante est faite pour aller à cet endroit précis.
C'est un casse-tête aussi et surtout parce que nous voulons une abondance de fruits sur le terrain, et plus globalement de choses à manger...
C'est un casse-tête aussi parce qu'au final même en étant deux à la maison pour deux enfants, le temps nous est vraiment compté ! Qui pensait qu'en étant deux parents au foyer on se la coulerait douce ? Moi j'avoue j'y avais un peu cru...

Il y avait pas mal de boulot à faire car les anciens proprios avaient aussi envie de planter des trucs partout mais... des trucs qui ne se mangent pas et qui prennent de la place, mais qui ont eu le mérite de nous donner des idées quant aux chemins et zones du terrain, ce qui est du temps de gagné ! 
Il y avait quand même aussi et heureusement 4 noisetiers, un cerisier, quelques fraisiers et framboisiers çà et là qui débordaient de chez le voisin. 

J'ai donc remplacé une douzaine de mètres de haie de troènes esthétique (contre un mur) par des framboisiers, ce qui m'a pris un certain temps je ne vous le cache pas. Car je dois le préciser, je n'aime pas travailler avec des gros outils qui font plein de bruits, je préfère y passer du temps mais pouvoir écouter les oiseaux et la nature autour de moi. J'ai aussi l'impression qu'une tronçonneuse transmet une mauvaise énergie à l'arbre ainsi amputé, je préfère y aller tout doux, à la main, en toute conscience de ce que je fais et puis ça force à bien réfléchir à ce qu'on fait, puisqu'on y met un gros effort et qu'on ne joue pas à massacre à la tronçonneuse, prêt à tout dégommer sur son passage et à raccourcir tout ce qui bouge.

Tout le tour du fond du terrain et une bonne partie de l'avant était garnie de troènes.
Heureusement, nous avons parfois un peu d'aide dans nos menus travaux :

Merci Cédric pour ce petit tressage de noisetier
Merci Sylwia et Chris pour le décorticage de noisettes
Et hop on va se cueillir une courgette tranquillou
L'idée de notre terrain est qu'il y ait partout à manger et en toute saison.
Il y a des parcelles de potager sur tout le terrain, qui font en général un bras à deux bras de large, avec un pied de large pour les allées entre chaque parcelle pour pouvoir les travailler.
Ces parcelles sont dédiées aux cultures potagères qui nécessitent d'être plantées en ligne pour faciliter la récolte. 
Mâche dans pavés
Certaines cultures sont en cours « d' ensauvagisation », c'est à dire livrées à elles-même dans une partie du terrain non cultivée (non remuée). Par exemple, la mâche est semée dans les interstices de pavés autobloquants ou au pied des planches en bois délimitant les parcelles. Ainsi elle est récoltée en partie et le reste se resèmera au même endroit ce qui évitera de repenser à en semer... Elle se propagera alors un peu plus chaque année jusqu'à devoir être éliminée pour être mangée si elle déborde de sa zone. (dans le jargon on dit  que ça gagne ! )
L'observation est de mise également car elle permet d'avoir de nouvelles idées d'association.
Là où poussaient les chardons, j'ai mis des pieds d'artichaut. C'est la même famille de plantes, alors autant que ça se mange...
Là où la terre ressemble plus à du sable j'ai mis des griffes d'asperges

Notre aspergeraie, ici les racines
Y'a plus qu'à attendre 1 an pour déguster !

L'idée de la délimitation de zones sert à réduire les trajets potager-cuisine ou travaux de jardin-appentis ou jardin-cuve à eau-de-pluie etc.
Donc naturellement les aromates tels persil, ciboulette, basilic sont plantés au pied de la maison, tandis que le maïs sera relégué tout au fond du jardin.
Le trajet gourmand est aussi sympa à anticiper. Plutôt que d'aller au spot de framboises au fond du jardin, pourquoi ne pas aussi en mettre sur le trajet qui va de la maison à la buanderie. Hop en passant trois quatre framboises, le panier de linge à la main. C'est ça qu'est bon !
Blés  anciens au fond du jardin
Délimitation des parcelles
Plantations et semis
C'est pratique d'avoir des parcelles peu larges pour travailler dessus
La diversification des variétés est très importante pour moi aussi (ndlr : moi je dirais que c'est carrément une obsession ahah). Notamment parce qu'une framboise peut être rouge, mais aussi blanche, noire, violette avec parfois des goûts vraiment différents ! Le fait de planter beaucoup de variétés différentes permet aussi d'étaler les récoltes. Certaines variétés vont donner des fruits plus tôt que d'autres mais vont s'arrêter aussi très tôt. Il faut alors qu'un autre framboisier prenne le relais ! Et là je parle que des framboises mais pour tous les fruits (et légumes) c'est pareil ! Une carotte ou un navet, ce n'est pas qu'une carotte et un navet ! C'est en ça que le jardin est génial, on peut y découvrir un monde de saveurs inconnues jusqu'alors !

Une camerise, baie du camerisier, première baie de l'année avant les fraises!
Myrtilles américaines
Installation pour haricots grimpants
Je suis vraiment content de ce que j'ai pu aménager en un an et demi. Les parcelles sont quasiment toutes délimitées, alors qu'au printemps dernier je devais griffer chaque parcelle avant de semer, et ainsi me poser la question de l'emplacement. Maintenant ça y est, les parcelles on n'y touchera quasiment plus, et y a plus qu'à les nettoyer au printemps pour semer !

Plant et étiquette
Du coup sur le terrain, nous avons plein de fruitiers tout bébés partout avec des étiquettes blanches, jaunes ou oranges, alors j'ai mis plein de tuteurs pour repérer les plus petits d'entre eux (genre myrtilliers, airelles, ou cranberries minuscules), et je note scrupuleusement dans un cahier tous mes arbustes avec leur nom de variété et date de plantation.



Petite partie de notre récolte de noisettes

On a cultivé la lady  godiva : courge à graines, la courge en elle-même n'est pas bonne
Mais les graines sont top et n'ont pas besoin d'être décortiquées !

On réfléchit aussi à construire une cabane pour les enfants dans notre noisetier appelé Big Mama ou Champignon Nucléaire, qui prenait tout le fond du terrain, jusqu'à ce qu'on l'élague un petit peu au fur à mesure. L'idée de la cabane m'est venue alors que j'étais au creux de l'arbre en train de scier les branches extérieures. On se sent tellement bien dans un arbre ! C'est fou ! C'est une expérience à vivre.

En tout cas rien ne presse. On vise l'autonomie alimentaire sans stress. Notre objectif est de manger sur le jardin en toutes saisons.  Déjà des légumes frais, mais ensuite légumes secs (notre consommation de pois chiche est invraisemblable) et puis fruits bien sûr. Il faut alors apprendre non seulement à jardiner mais à corréler ça avec notre consommation. Qu'est-ce qu'on mange quand et en quelle quantité ? Une fois que la base de notre alimentation viendra principalement du jardin, alors j'aurai l'esprit un peu plus tranquille pour d'autres projets !
Je trouve cela tellement enrichissant de savoir produire sa nourriture, et pouvoir se reconnecter à ses besoins vitaux et à la saison car connaître les dates de récolte et durées de conservation des aliments s'apprend également...
Bref j'en ai encore pour quelques années d'apprentissage...








jeudi 22 juin 2017

Après une année...


Voilà 6 mois que nous n'avons plus rien écrit sur le blog, et en même temps cela va bientôt faire une année que nous vivons dans notre petite maison. 4 saisons sont donc passées.
L'hiver s'est déroulé avec une facilité déroutante dans ce petit espace pour 4, toujours plus connectés au rythme naturel : couchés plus tôt, levés plus tard, et jouer dehors bien emmitouflés...
Au printemps nous étions ravis de pouvoir aller dehors plus facilement (pas toujours évident d'imposer à un enfant de mettre 4 épaisseurs pour sortir) et là que dire de ce temps de canicule... C'est justement parce qu'il fait si chaud que nous nous réfugions à l'intérieur et pouvons nous offrir le temps d'écrire cet article !

Nous avions envie, dans cet article, de pousser quelques réflexions autour de la vie que nous menons, "vie avec moins", vie qui nous apporte tant de satisfaction au quotidien...

Le choix d'être pauvre 
C'est malheureusement pour beaucoup de monde un concept très compliqué à comprendre. Je pense finalement que face à notre manière de vivre beaucoup de gens se disent "c'est chouette, avec leur peu de moyens ils ont trouvé un concept qui leur convient", alors qu'en réalité c'est tout l'inverse !
Nous avons trouvé un concept qui nous offre le luxe de vivre avec peu de moyens, vous suivez ?
Nous l'avons déjà évoqué sur ce blog mais la course au toujours plus ne nous convient pas du tout, on est même plutôt excités par le défi d'en avoir toujours moins, parce qu'on réalise comme ça allège l'esprit et ça nous recentre sur l'essentiel.
L'essentiel pour nous c'est notre petite famille, la vraie disponibilité que l'on s'offre les uns aux autres et la sérénité qui émane de notre petit cocon débarrassé de toute source de stress !

Donc concrètement on vit comment ? 
Ce qui rentre tous les mois : 

  • un salaire rogné par l'arrêt maladie (on vous explique ça plus bas pour ceux qui ne sont pas au courant) = 1000€ plus ou moins
  • un congés parental = 392,09€ (on en parle ici du ridicule de ce montant et du fait qu'en France on est plus aidés en plaçant ses enfants chez la nounou qu'en décidant de s'en occuper soi-même...?)
  • Les aides CAF pour les enfants = 360€

Ce qui sort tous les mois : 

  • l'emprunt à rembourser = 230€
  • l'abonnement de notre unique téléphone portable non connecté = 2€
  • L'abonnement internet = 34€
  • l'essence pour la voiture = environ 40€ par mois grâce à nos bonnes résolutions détaillées plus bas
  • l'abonnement minibus = 11€
  • l'électricité = difficile à dire car très variable selon les saisons (si on utilise le chauffage ou le sèche linge) mais en moyenne 70€ 
  • le gaz (une bouteille pour 3 mois) = 8€
  • le budget alimentation = 400€
  • Ensuite comme tout le monde nous avons de temps en temps des suppléments bonus qui tombent : l'assurance maison, l'assurance auto, les impôts fonciers, locaux, la facture d'eau, des taxes dont tu découvres l'existence en même temps que la facture (taxe sur les wateringues...)
  • Nous avons fait le choix de vivre sans mutuelle mais de mettre sur un compte différent 40€ par mois en cas de pépin de santé... C'est un choix que nous avons fait après mûre réflexion et de nombreux calculs car nous sommes très rarement malades, que la sécu prend en charge la plupart des choses importantes, et on s'est dit que si au moins l'argent ne sert à rien, il reste à nous et pourra financer autre chose plutôt que le nouveau yacht du directeur de l'AG2R... 
  • Notre budget de chocolat à la chocolaterie : 80€

Bon je ne parle pas des verres consommés au café des familles de Saint-Omer, ni des achats plaisir en tous genres (dernièrement des sacoches pour nos vélos), ou des billets de train pour aller ici ou là, mais voilà vous voyez comme l'équilibre se fait plutôt facilement.

Sans mentir, nous finissons le mois avec toujours au moins 400€ ce qui nous permet de temps en temps de faire un virement épargne pour les enfants.

Nous n'avons pas du tout l'impression de nous serrer la ceinture (cf le budget chocolat dans le détail plus haut) mais nous ne courrons pas non plus après des choses hors de prix (le dernier iphone17, la tablette supertop,...), les enfants nous coutent peu (car on utilise des couches lavables, ils sont allaités tous les deux, leurs vêtements sont uniquement achetés d'occasion en brocante et je couds le reste, nous n'avons pas de mode de garde car nous sommes disponibles pour eux et enfin, nous n'achetons aucun jeu : ils s'en font offrir bien suffisamment et pour nous rien ne vaut de jouer avec des vraies choses de la vraie vie), on n'achète plus de livres ni de Cds (on a un abonnement à la bibliothèque) et nos vêtements à nous sont aussi achetés en friperies ou cousus maison. 
Il reste le budget travaux, notamment pour la buanderie que nous souhaitons refaire, mais heureusement nous avons encore une petite somme de côté suite à la construction de la maison et à la petite épargne que nous constituons chaque mois... Et puis on a envie de faire beaucoup plus de récup' cette fois-ci.

Exemple d'activités à la maison










Cette manière de vivre nous offre un temps libre énorme les uns pour les autres. On a un peu l'impression d'être les rois du pétrole en vivant comme ça, souvent on se demande pourquoi si peu de personnes sautent le pas de la vie avec moins, surtout quand on voit autour de nous tant de gens happés par leur travail, sans grande satisfaction, perdus dans l'engrenage du prêt à rembourser avec comme seule lumière au bout du tunnel les 3 semaines de vacances à Saint-Jean-de-Luz.
Mais on sait comme il est difficile de remonter le torrent dans le sens inverse du courant, et de l'assumer haut et fort !

Tenez, pas plus tard que ce matin, je reçois un coup de fil d'une dame du trésor public qui s'interroge suite à notre déclaration d'impôts :
- "C'est étrange à votre adresse moi je n'ai qu'un petit chalet de déclaré...
-  Oui c'est bien ça nous vivons dans un chalet.
-  Oui mais moi je ne vois qu'un chalet de seulement 20m2...
-  Oui il fait 20m2 (bon là déjà on est d'accord qu'il faut assumer le concept à fond pour ne pas être prise pour la folle du village, donc t'expliques que c'est une tiny house pour mettre un nom anglais dessus qui donne du crédit ... Et c'est là qu'arrive le coup de maître :)
- Mais attendez, vous avez bien 2 enfants à charge ?"

On a aussi eu une fois un livreur qui nous a demandé, devant la porte d'entrée, où était la maison pour décharger le colis ! Ahah, celle là c'est la meilleure qu'on ait eue.


La vie sans voiture mais avec des vélos
 
Donc dans la lignée de toutes ces réflexions évidemment nous avons mis la voiture en question... 
Déjà ça pollue une voiture, et puis ça coûte un bras en réparations en tous genres (surtout qu'on n'y connait rien du tout...), et puis l'assurance, et puis l'essence... Donc c'est une aliénation matérielle qui engendre du stress (aaaah comment on va payer la réparation à 900€ qui nous tombe dessus ?), donc non...
Alors on (enfin comme d'hab d'abord surtout Alex et moi j'ai suivi) s'est demandé si on ne pouvait pas diminuer nos trajets en voiture... Il se trouve qu'on a un arrêt de minibus quasiment devant la maison qui nous amène sur simple demande à Saint-Omer,  dans nos lieux clés à savoir : le café des familles de la rue Carnot, le centre ville pour la bibliothèque et la chocolaterie, et la biocoop.
Il suffit de prendre l'habitude de prévoir ces déplacements pour réserver sa place dans le bus, c'est chose faite maintenant et nous l'empruntons une à deux fois par semaine.

Et puis il y a les vélos, le début d'une nouvelle histoire d'amour... On a récupéré une carriole d'occasion pour les enfants, que l'on a aménagée pour que Léon puisse y être bien à l'aise, et c'est super car les enfants adorent tous les 2 y être. Le vélo c'est toute une philosophie de vie pour se déplacer : prendre le temps ! (enfin nous on voit les choses comme ça) et ça tombe bien puisque du temps on en a à la pelle. C'est tellement génial de prévoir des petites virées à vélo, de devoir finalement s'arrêter pour une tétée et découvrir un coin qu'on n'aurait jamais vu sinon...
Du coup on a acheté du matos : des sacoches, une tente 4 places super légère, des matelas de sol, et cet été on part à l'aventure ! Moi qui suis si peu sportive je ne me serais jamais crue capable de ça mais en fait j'adore, c'est carrément addictif le vélo et de se sentir indépendant des énergies cracra pour se déplacer... Le week-end prochain on part à la mer : 2 jours pour y aller (parce qu'on ne veut pas se presser), 2 jours sur place et 2 jours pour revenir... Et puis petit à petit on aimerait tenter d'aller de plus en plus loin. On teste tout ça.

Le vélo c'est encore mieux que le minibus parce que ça nous laisse une liberté totale alors que le bus nous force à respecter des horaires.. Mais quand on doit trimballer les courses ou qu'il pleut, ça devient moins gênant de devoir se plier à cette petite condition... :)

Les enfants
Comme nous l'évoquions au dessus, les enfants ne sont pas gardés (Ernest va de temps en temps passer un peu de temps avec papy et mamie mais ça reste très rare !). Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds (sur les conseils d'une amie) "Je suis à la tête d'une petite entreprise familiale". J'adore ce concept. 



Être à 100% avec les enfants c'est très intense dans les hauts comme dans les bas, on vit des moments de grâce absolus, comme des moments où on a envie de s'enfuir en courant. On connait nos enfants par cœur et vice-versa, on fait de notre mieux pour les accompagner dans leurs frustrations, dans leurs découvertes, dans leurs apprentissages et franchement on ne laisserait notre place à personne. Même si certains soirs on se couche épuisés, certaines journées on rêverait d'une heure de temps libre, d'un peu plus de désinvolture et d'insouciance : nous sommes une meute ! 



On est convaincus de faire les meilleurs choix possibles pour nos enfants en leur transmettant nos valeurs de respect de la vie (humaine, animale et végétale), notre bienveillance à toute épreuve, en créant des rapports sans hiérarchie, ni lutte de pouvoir,  juste dans une volonté de trouver la bonne place pour chacun, sans notion d'obéissance mais simplement de faire les choses en toute conscience des conséquences. Cela veut dire se connecter vraiment à l'autre, prendre le temps de ressentir et de comprendre ce qu'on ressent. Pour nous ça n'a pas de valeur de demander à un enfant de s'excuser parce qu'il a tapé ou mordu ou tiré... Ou lui faire dire s'il te plait et merci à tout bout de champ, c'est un mot appris par cœur, une forme de dressage n'ayons pas peur des mots... Tout comme lui faire mettre la table en échange d'une part de gâteau ou pire sous la menace d'une punition s'il ne le fait pas... A quoi bon ? 

Ça prend du temps et une vraie implication de faire comprendre à un enfant que ces actes ont des conséquences sur les autres, que participer à un meilleur vivre-ensemble peut être source d'un satisfaction simple et c'est un autre chemin...



Dernièrement nous avons visité l'école du village et nos craintes se sont malheureusement révélées fondées... Pas de gestion de conflits (2 enfants veulent le même jeu ? Et bien on le confisque...), pas de place pour la découverte autonome (c'est l'heure de l'atelier dessin, tout le monde doit avoir envie de dessiner maintenant), une pauvreté ahurissante dans les activités proposées aux enfants, pas de place pour l'individualité puisque les institutrices sont débordées par des effectifs énormes. 

On n'a pas trouvé ça horrible, on a juste vu à quel point notre enfant (en l’occurrence Ernest) allait devoir apprendre à rentrer dans le rang, à se fondre dans la masse, avec pour objectif premier d'être capable de rester assis plusieurs heures d'affilée d'ici à son entrée en CP... Alors franchement non. 

On a l'impression qu'ils passeraient à côté de tellement de potentiels de notre enfant, lui qui sait déjà se servir d'une perceuse, si débrouillard et avide de comprendre le monde qui l'entoure (comme tellement d'autres), le cantonner à jouer avec une dinette en plastique et faire la récré dans une cour bétonnée...  Et puis se comparer aux autres, la compétition, pointer l'erreur plutôt que le cheminement... Ça ne nous plait pas du tout. 



De ce fait nous pensons de plus en plus à faire l'école à la maison. C'était déjà quelque part dans notre tête mais là ça devient de plus en plus réel, je pense qu'il y aura d'autres articles sur le sujet.

En tous cas à la question que nous entendons tout le temps "mais il ne verra pas d'autres enfants alors ?" j'ai envie de répondre plusieurs choses : 

- déjà évidemment nous avons envie qu'ils voient d'autres enfants mais des enfants qui partagent ces valeurs fortes de bienveillance et de respect que nous leur inculquons et pas la baston à la récré et la compét. Je ne dis pas qu'il faille se couper du monde mais je sais que je me lie d'amitié avec des gens qui me respectent et sont ouverts à ma différence, alors je souhaite la même chose pour mes enfants pour des relations vraies et profondes.

- on voit plein d'enfants et d'adultes aussi, notamment au café des familles (j'ai dit quelque part à quel point ce café est génial ?)

- à l'école les enfants sont parqués avec uniquement des enfants de leur âge et honnêtement je vois bien avec Ernest comme il s'ennuie avec des enfants de son âge, il préfère tellement montrer des choses à un plus petit ou apprendre d'un plus grand, c'est cette diversité là qu'on recherche. 



Nous faisons partie d'un petit groupe de parents sur Saint-Omer qui se pose la question d'une école différente, on verra où nous mènera ce projet... En tous cas l'école du village c'est niète. 



Ah oui et à ceux qui disent "bah oui mais la vie c'est pas facile, il faut qu'ils le découvrent par eux-même." là je ne réponds même pas :)




Le jardin 
Le jardin est évidemment source de réflexions en tous genres...
Nous avons eu une année entière à observer les coins et les recoins de notre terrain, les interactions avec les animaux, la course du soleil, les précipitations, les remontées d'eau, il y a de quoi faire ! 



Des fèves !

Des parcelles devant le châlet... petit pois, myrtilles et brocolis

THE portique d'Ernest, et des patates/maïs/haricot/cornichon palissé

Des patates dans des cagettes et hop du foin dessus. Derrière le tipi de haricots grimpant

 

En créant les parcelles de jardin et en grelinant (anciennement en bêchant mais sans le mal de dos !) Alex a découvert qu'à certains endroits du terrain, à 20cm en dessous du sol, il y avait une belle couche de béton qui avait été coulée, d'anciennes allées menant aux bâtiments.

Point de carottes ne pousseront dans une terre bloquée, et les échanges entre couche profonde et couches superficielles sont donc nulles, sans parler du ruissellement de l'eau ! Aucune chance de s'infiltrer. Pas le choix : il faut casser à la pioche, en chantant un bon vieux blues.

Nous devons aussi faire avec les anciennes pratiques des voisins qui utilisent le désherbant tout autour de leur terrain pour faire barrage aux mauvaises herbes. Un peu comme le nuage atomique de Tchernobyl qui s'arrête à la frontière de l'Alsace, voyez le genre. 

Tout ça nous pose des questions sur ce que l'homme inflige à son environnement sous prétexte d'esthétique / de rendement / ou par simple méconnaissance... C'est aussi ce qu'on se dit quand ça sent l'allume-barbecue à 200 mètres, cette odeur d'alcool à brûler très caractéristique sur laquelle on vient ensuite griller ses merguez, sans même réfléchir au fait que ça puisse migrer dans ce qui est mangé.

Nous avons une belle population d'oiseaux, qui sont un régal pour les yeux et les oreilles... et qui se font un régal de nos fraises et petit fruits. 

Mais nous ne voulons pas entrer dans la gueguerre humain VS oiseaux en mettant des filets, qui en plus sont très disgracieux et faits en plastoque tressé. 
Alors la résolution est prise : Planter ENCORE PLUS de fruits, et surtout, planter des fruits rouges pas rouges, ou peu rouges ! Des framboises jaunes et blanches, des fraises blanches, des myrtilles roses, des groseilles blanches ou roses. Il y a déjà de quoi faire, car il existe tellement de variétés ! 

Il faut se rendre à l'évidence, cultiver prend du temps. Entretenir un terrain prend du temps. Et nous le temps on préfère le consacrer aux enfants, du coup certaines zones (environ 80% du terrain) sont laissées en friche,  au bon vouloir et inspiration de Dame Nature.
Et il faut dire qu'elle en a dans le ciboulo. On aurait même pas pensé qu'elle ferait pousser autant de trucs dans des recoins inaccessibles. C'est une vraie claque d'aménagement du territoire qu'on se prend quand on constate les différentes variétés de plantes qui se juxtaposent et cohabitent ensemble, dans un rendement supérieur à 100% largement...


Devant la maison, ail, carottes, coriandre, fèves, physalis...

Côtes de blette, rutabaga, oignons etc.

Des tomates devant la maison, avec des courges et des aromates, pour la proximité avec la cuisine.

Du blé vieux de 200 ans !

Un hortensia envahi par les ronces. Oh !! (on n'aime pas trop les hortensias, mais on adore les mûres...)

On se rend compte aussi que le soleil n'est pas autant indispensable aux plantes que cela. Le manque de lumière l'est davantage. Autrement dit, nos fraises derrière le chalet ne reçoivent quasi jamais de soleil directement, par contre le ciel au dessus d'elles est dégagé, donc elles arrivent à synthétiser leurs nutriments rien que par la lumière du ciel, et les fraises sont grosses et rouges, et mangées par les merles qui se régalent et qui... disséminent encore plus de fraisiers dans le terrain.
Eh oui les oiseaux sont jardiniers aussi !


Considérant tous les petits aléas, on se rend compte qu'on ne plante jamais assez de choses... Surtout si on se base sur l'épi-génétique !


L'épi-génétique expliquée aux nul.les : 

Un plant de tomate rabougri transmet son expérience à ses trois petites tomates cerises, uniques fruits de la saison : 
Mes enfants, ici le patron il est assez dur, il ne nous donne pas à boire, il passe devant nous sans rien nous donner, alors si vous voulez survivre, il va falloir faire des feuilles et des racines les mecs. C'est pas la peine d'espérer une goutte d'eau en surface, il va falloir puiser et puiser et puiser en profondeur, c'est la seule manière pour vous de subsister. Mettez le paquet dans vos racines. Cette année il a fait froid l'hiver, et chaud cet été voilà ce que je peux vous dire...

Voilà ce que va transmettre génétiquement parlant le plant de tomates à ses graines, qui, ainsi de suite et d'années en années si on conserve les graines à chaque saison, vont développer une capacité d'adaptation au terrain et aux conditions climatiques.  
Donc en gros les premières années, il ne faut pas espérer cueillir grand chose, mais c'est pour la très bonne cause ! 
 
Les tomates sont bien abritées

La nourriture au pas de la porte



Et les projets ?

Ce que nous n'avons pas encore dit ici c'est qu'Alex a de gros problèmes de dos depuis le mois de juin 2016. Après pas mal de recherches, un diagnostique a été posé en septembre dernier : il a une maladie chronique appelée la spondylarthrite ankylosante. On vous laisse la liberté de faire vos petites recherches google pour en savoir plus, en gros c'est une maladie inflammatoire qui provoque d'énormes crises de dos et une sensation de fourmillements / paralysie du dos quand on reste trop longtemps dans une position, donc chaque nuit !
Très vite il a du se mettre en arrêt maladie pour incapacité à continuer d'exercer son travail (épuisé des nuits blanches et pas le droit de porter des charges lourdes). Le seul traitement qui existe pour cette maladie est tout simplement de se shooter aux anti-inflammatoires pour éviter les crises qui crispent le dos et finissent par ossifier les ligaments.
Mais il y a aussi et toujours la voie alimentaire... Parce qu'il en avait déjà entendu parler, Alex a décidé de commencer un régime strict sans gluten et sans lactose, nous sommes donc devenus vegan par la force des choses, c'est quelque chose que nous pensions atteindre un jour mais là ça nous a fait accélérer les choses !
En 2 mois de temps, les crises ont quasiment disparu, c'est incroyable, sans aucun médicament. Évidemment la maladie est toujours là, il ne doit toujours pas porter de charges et il ressent une petit gêne quasi tout le temps, surtout lorsqu'il fait humide.

Donc en étant vegan et en mangeant sans gluten nous nous sommes véritablement aperçu que c'est impossible pour nous d'aller manger au resto avec des amis dans notre coin... Et comme on est persuadés que rien n'arrive par hasard sans la vie, on a vu cette maladie comme un prétexte pour se lancer et ouvrir notre propre resto : un bouiboui végéta*ien, une cuisine sans chichis inspirée des cuisines du monde entier. Ça nous rend tout foufous de l'imaginer !

Essai de pain sans gluten concluant


C'est un projet à moyen terme parce que pour l'instant les enfants sont notre réelle priorité.
On se fait un peu la main en proposant nos services ici et là, et notamment une fois par mois nous cuisinons dans ce café des familles : le ô parent'aise, rue Carnot à Saint-Omer, c'est le jeudi veggie et c'est vraiment cool, venez nous voir si vous êtes dans le coisn !

Au fait, on a déjà trouvé le nom du resto, ce sera le ouah dahi.  expression inventée par Ernest et qui signifie "trop super génial méga cool". La preuve :